Sans titre

Tu me demandes trop d’aimer sans être aimé
          Tu me demandes trop peut-être
Disait en souriant le doux soleil de mai
          A la belle fenêtre
          Tu veux que chaque jour
          Les longs rayons de mon amour
T’illuminent mon coeur ainsi qu’une caresse
          Et toi toi que me donnes-tu
             Turlututu
          Dit la fenêtre
Écoute-moi soleil mon maître
          Je ne suis belle que par toi
          J’existe par ta lumière
A part l’obscurité de la chambre ma foi
Je ne possède rien de rien pénètre-moi
Et tout à coup je deviens belle et je suis claire

Ainsi ma tendre Lou parlèrent le Soleil
          Et l’ombreuse fenêtre
Soudain ce fut la nuit Il vint à disparaître
          Elle mourut aussi dans un obscure sommeil
Comme un Phénix Il renaquit toujours pareil
          Et son amant La vit renaître

                A cette fable il ne faut pas
                Chercher une morale

J’entends du bruit ce sont les rats qui pas à pas
Tournent autour de ma cabane en la nuit pâle
          Tournent en rond
             Et je te baise
Sur ton beau sein fait d’une rose et d’une fraise
          Et tu me baises sur le FRONT

Guillaume Apollinaire, Lettres à Lou

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